Voir ci-dessous pour une brève description de nos projets de recherche. Cliquer sur le titre pour en savoir plus.

Chaque fois que les personnes issues de l'immigration font l'objet d'un débat public, académique ou politique, la notion d'intégration surgit inévitablement. Mais que signifie être intégré-e dans une nouvelle société d'un point de vue psychologique ? Comment les comportements, les émotions, les identités et les modèles cognitifs des immigrant-es s'adaptent-ils aux exigences d'un nouveau contexte ? Ce projet vise à répondre à ces questions.

Malheureusement, la notion d'intégration culturelle est souvent vague dans sa définition et mal mesurée, ce qui empêche son utilisation efficace pour informer les décisions politiques ou les interventions sociales. S'appuyant sur nos travaux précédents sur l'acculturation, longitudinaux et méthodologiquement innovants, ce projet vise à combler cette lacune. Nous (1) examinons longitudinalement les résultats et les antécédents sociaux de l'intégration culturelle et (2) caractérisons les changements au fil du temps dans les facettes émotionnelles, identitaires, cognitives et comportementales de l'intégration.

Pour mieux comprendre les processus psychologiques impliqués dans l'intégration, nous comparons les réponses des immigrant-es à celles des membres de la société d’accueil. Ce projet se déroule en ligne et est ouvert à tous ceux qui souhaitent y participer et qui répondent aux critères de sélection.

La vaste majorité de la recherche en acculturation se penche sur les individus, étudiant leurs dispositions, trajectoires de changement, etc. Toutefois, bien des migrants s'établissent dans un nouveau pays avec un partenaire amoureux ou leur famille, et ces relations socials proches jouent un rôle important dans l'adaptation de la famille.

Ce projet se concentre sur les fossés d'acculturation chez les couples en migration, c'est à dire, les différences entre le niveau auquel les partenaires adoptent la nouvelle culture ou maintiennent leur culture d'héritage. Quelques études ont montré que ce fossé peut avoir des conséquences négatives pour l'ajustement du couple, et nous visons à compléter ces travaux initiaux.

Ce projet consiste en une étude qualitative et une étude quantitative de couples immigrants au Canada. Dans les deux études, nous avons interrogé les partenaires séparément, et recueilli des informations sur leur trajectoire de vie, leurs identités et pratiques culturelles, et leur bien-être et satisfaction de couple.

Des travaux récents ont souligné que les immigran-es sont moins porté-es à consulter les services offerts pour les problèmes de santé mentale au Canada. Cette tendance pourrait être expliquée par plusieurs facteurs incluant : les croyances et la stigmatisation de la santé mentale dans leur réseau social et leur connaissance du réseau de santé mentale au Canada. Jusqu’à présent, peu de recherche a été publié sur les facteurs sociaux qui influencent la volonté de chercher de l’aide pour des problèmes de santé mentale chez les immigrant-es.

Ce projet vise particulièrement à investiguer le rôle des réseaux sociaux des immigrant-es dans leur volonté de chercher de l’aide pour des problèmes de santé mentale. Nous investiguons plusieurs facteurs dans le réseau incluant : l’héritage culturel de leurs proches, la volonté de leurs proches de discuter de problèmes liés à la santé mentale, leurs pratiques culturelles et religieuses ainsi que plusieurs facteurs sociodémographiques.

Ce projet consiste à l’analyse quantitative des réseaux sociaux d’un groupe hétérogène d’immigrant-es au Canada (approche egocentrique) pour déterminer quels facteurs influenceraient leur volonté de chercher de l’aide pour des problèmes de santé mentale.

Des travaux récents ont souligné le rôle des réseaux sociaux dans les processus de radicalisation et d'extrêmisme, une notion qui a également retenu l'attention des médias et du publique. Toutefois, tout comme ils peuvent intervenir dans la radicalisation, les réseaux sociaux peuvent également contribuer à une intégration culturelle positive, et offrir ainsi un rôle protecteur contre la radicalisation - une possibilité qui a tendance à être négligée.

Ce projet vise ce rôle positif des réseaux sociaux dans l'acculturation psychologique des migrant-es. Nous examinons les relations entre les caractéristiques des réseaux sociaux des migrants et des aspects clés de l'acculturation, à savoir les pratiques (e.g., préférences culinaires), valeurs (e.g., individualisme), et identifications culturelles, ainsi que l'ajustement psychologique et socioculturel.

Ce projet consiste en une étude longitudinale à méthodes mixtes de migrant-es du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie) à Montréal. Les migrant-es du Maghreb sont nombreux au Québec, et dans un contexte global d'hostilité envers les Musulman-es, il est particulièrement important de mieux comprendre comment promouvoir une acculturation positive au sein de ces communautés immigrantes.

Pour un résumé des résultats de cette étude, veuillez consulter ce pdf: Rapport

Au cours de leur engagement dans un nouvel environnement culturel, les migrant-es apprennent à connaître une nouvelle tradition culturelle et à utiliser ces connaissances de manière flexible dans leur vie quotidienne, suivant le contexte. Toutefois, on en sait peu sur les mécanismes sous-tendant cet apprentissage. Basé sur l'idée que la transmission culturelle à lieu par l'intermédiaire des relations sociales et que le contact interculturel favorise le développement de la compétence culturelle, ce projet se penche sur le rôle des réseaux sociaux des migrant-es dans l'acquisition de nouveaux schémas culturels.

Nous nous sommes concentrés ici sur un schéma culturel spécifique, à savoir celui tournant autour de la signification de l'amitié. Différents contextes culturels ont élaboré des réponses très différentes à la question de ce qu'être un ami signifie, ou de ce que l'on peut attrendre d'un ami typique. Pour les migrants, faire appel au mauvais schéma culturel peut se traduire par des attentes irréalistes  de leurs amis, ou part des intéractions embarrassantes. De fait, déroger aux normes sociales concernant l'amitié peut entraver ou retarder la formation de relations durables et satisfaisantes, augmentant ainsi les risques de solitude.

Nous avons mené ce projet parmi des migrant-es Russes à Montréal. En effet, des travaux en linguistique ont établi l'existence de différences de taille dans la signification de l'amitié entre le russe et l'anglais - un prérequis pour l'utilisation des schémas de l'amitié comme indexe de la compétence culturelle. Nous avons au préalable établi les schémas de l'amitié typiques en Russie et au Canada. Nous avons ensuite examiné quelles caractéristiques des réseaux sociaux des migrant-es prédises dans quelle mesure les migant-es russes adoptent le schéma de l'amitié canadien ou préservent le schéma russe.

 

Nous remercions les organismes suivants pour leur soutien financier.

FRQSC

FRQSC

FSU