Pour les personnes immigrantes, maîtriser la langue de la société d’accueil comme langue additionnelle (Lx) est un levier essentiel de participation sociale. Cet apprentissage se poursuit bien au-delà des salles de classe, au fil des interactions quotidiennes, souvent dans des contextes multilingues où cohabitent langue dominante, langues d’origine et lingua franca. Pourtant, l’utilisation réelle d’une Lx — ce qui la favorise, les émotions qui l’accompagnent — demeure peu étudiée. Cet axe de recherche examine les facteurs individuels, situationnels et sociétaux associés à l’usage d’une Lx au quotidien, ainsi que les facteurs associés à une expérience positive de cet usage.

Projets associés

Voici les projets qui s’inscrivent dans cette thématique.

Ce projet s’intéresse à l’expérience des personnes immigrantes qui utilisent le français comme langue additionnelle dans leur vie de tous les jours au Québec — au-delà de la simple fréquence d’usage, en portant une attention particulière à la dimension affective (confiance, anxiété, plaisir) de cette expérience. À l’aide d’entrevues, de récits de vie et de journaux de bord, ce projet explore aussi comment les personnes racontent et donnent sens à leur parcours d’apprentissage, avec une attention aux forces et à la résilience déployées.

Ce projet est financé par le Conseil de recherches en sciences humaines.

Mené en collaboration avec Simon Grégoire (UQAM), 2025

Ce projet a exploré, à l’aide du Photovoice — une méthode combinant photographie et dialogue de groupe —, l’expérience de personnes immigrantes utilisant le français comme langue additionnelle dans leur vie de tous les jours à Montréal. Les personnes participantes ont photographié ce qui entrave ou favorise leur participation en français. Réunies en groupe, elles ont ensuite mis en commun et discuté de leurs expériences respectives pour mieux les comprendre collectivement.

Ce projet est financé par la Faculté des sciences humaines de l’UQAM.

Mené en collaboration avec Debra Titone (McGill), 2021

Ce projet suit des adultes vivant au Québec pour mieux comprendre comment leur maîtrise du français comme langue additionnelle évolue avec le temps, en lien avec leur environnement social au sens large : leurs relations interpersonnelles, leur milieu de vie, et les normes linguistiques de la société. À l’aide de journaux de bord, de données sur le réseau social et de mesures physiologiques, il dresse un portrait riche et multidimensionnel de cette expérience.

Ce projet est financé par le Conseil de recherches en sciences humaines.

Un article représentatif est disponible ici.